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La maladie  du Soda ou le syndrome de NASH (Stéatose Hépatique Non Alcoolique)

Vous en entendez de plus en plus parler ces derniers temps ? Mais vous ne savez pas vraiment de quoi il en retourne ? Je décrypte ça avec vous cette semaine dans notre rendez vous Flash NATURO.

Cette maladie est loin d’être nouvelle mais elle défraie la chronique depuis la mort de George Michael fin 2016 et les greffes subies en 2017 par le journaliste Pierre Menès, tout deux atteint du syndrome de NASH.

Définition

La NASH est un acronyme anglais pour désigner une stéatose hépatique non alcoolique. Elle est aussi appelée Maladie du Soda ou Maladie du foie gras humain.

Vous l’aurez compris, il s’agit d’une inflammation du foie, encore méconnue mais extrêmement répandue en France. Cette inflammation est liée à une accumulation de graisses, appelée stéatose et provoquant des lésions cellulaires identique à une hépatite alcoolique. Cette pathologie due à la « junkfood » pourrait devenir la première cause de greffe du foie d’ici quelques années après l’hépatite C, tout comme aux Etats unis actuellement.

En buvant du soda tous les jours, on à ainsi 55% de risque en plus de développer cette maladie car ingérer trop d’aliments gras et sucrés ne détériore pas uniquement la silhouette, cela surcharge en effet le foie en triglycérides. Lorsque le foie est confronté à des réserves trop abondantes, il transforme le sucre excédentaire en lipides qu’il accumule. Du coup, il fatigue et engraisse et finit par peser jusqu’à 5 % du poids du corps, contre 2 % normalement.

C’est le fléau du XIXe siècle qui  pourrait toucher 12% des Français et la moitié de la population mondiale d’ici à 2030. Environ un malade sur cinq atteint de NASH développe à terme une cirrhose et un risque potentiel de cancer du foie.

Symptômes et complications

Le syndrome de NASH est une maladie silencieuse sans symptômes apparents. Elle se développe en catimini sans que les patients ne ressentent de symptômes spécifiques.

Seul un bilan hépatique peut alerter : dosage sanguin des gammas GT, des transaminases et des phosphatases alcalines, qui reflètent l’état de santé des cellules hépatiques.

Le syndrome peut rester asymptomatique pendant des années avant de se déclarer. Dans certains cas, il évolue en fibroses ou en cirrhose. Il peut aussi augmenter le risque de développer du diabète, une insulino-résistance et des maladies cardio-vasculaires.

Plusieurs causes de mortalité sont identifiées au stade de la cirrhose : insuffisance hépatique, septicémie, hémorragie digestive, maladie cardio-vasculaire, carcinome hépatocellulaire (CHC).

Facteurs de risques

On observe une stéato-hépatite non alcoolique le plus souvent chez des personnes âgées de 40 à 65 ans. La résistance à l’insuline, le syndrome métabolique, la prédisposition génétique, le diabète mal contrôlé, l’hyperglycémie et l’hypertension artérielle en sont des facteurs de risque, de même que le surpoids, l’obésité et la sédentarité.

Etudes en cours

Actuellement, la biopsie est le seul outil de diagnostic fiable mais l’examen, très invasif, n’est pas réalisé dès les premières douleurs. Mais un outil mis au point grâce à la collaboration de plusieurs hôpitaux universitaires français pourrait révolutionner le dépistage. D’après les conclusions de leurs travaux publiés dans le Journal of Hepatology, l’objet appelé eLIFT détecterait les cas de NASH avec 78% d’efficacité. Il repose en fait sur un algorithme qui prend en compte plusieurs paramètres biologiques tels que l’âge et le sexe du patient, mais aussi d’autres données physiologiques (prothrombine, aspartate aminotransférase…) pouvant être utilisés par les médecins. Dans un second temps, si le résultat est positif, un hépato gastro-entérologue pourra réaliser des examens plus approfondis.

Actions en Naturopathie

>> On mise sur alimentation saine c’est-à-dire sur des produits non raffinés et non transformés.

On commence par enrichir son alimentation de végétaux, type fruits et légumes, afin de fournir les apports nécessaires en micronutriments au bon fonctionnement de nos cellules. Si possible on privilégie une alimentation bio afin de garantir des produits sans pesticides et sans toxines. Et surtout on favorise une cuisson qui sera respectueuse des aliments en utilisant par exemple le vitaliseur de Marion.

Avoir une bonne alimentation ne suffit pas, il faut complètement réapprendre à manger. On n’est plus dans l’art de la Dolce Vita Italienne mais dans l’art de bien manger.

L’environnement dans lequel vous prenez vos repas est primordial. Les clés d’une bonne digestion reposent sur le fait de manger assis  dans le calme, à des heures régulières et surtout bien mastiquer.

>> On n’oublie  pas de bien s’hydrater tout au long de la journée et de pratiquer une activité physique régulière afin de favoriser une bonne oxygénation des cellules. On peut éventuellement pratiquer une marche nordique si on n’est pas un grand sportif, le tout étant de quitter la sédentarité imposé parfois par notre milieu professionnel ou notre cadre de vie.

Il est également important de travailler la sphère psycho-émotionnelle en rééquilibrant le système nerveux en pratiquant des séances de relaxation, de méditation et de yoga.

>> On mise sur une bouillote chaude sur le foie pendant 20 minutes. Pourquoi ? Parce qu’elle permet de faciliter le travail du foie. En effet, le foie est soumis à un mouvement rotatif permanent qui lui permet de s’automasser sous l’effet du diaphragme. Ce mouvement est indispensable à la bonne circulation du sang, de la bile et de la lymphe. Ce mouvement de rotation et sa température élevée, environ 40°, lui permettent avant tout de participer à la dégradation des aliments et à l’élimination des bactéries pathogènes, toxines et autres résidus du métabolisme.

>> En fonction de l’anamnèse, la vitalité et l’état d’avancé de la pathologie, un naturopathe pourra décider de travailler en première intention une légère detox du foie pour le désengorger puis dans un second temps de le rebooster et le revitaliser en stimulant sa régénération.

La naturopathie doit être utilisée à bonne escient et surtout dans un cadre préventif et on symptomatique.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives ou votre généraliste.