Les informations présentes dans cet article ne se substituent en aucun cas à un traitement médical et ne dispense en aucun cas de consulter et/ou de suivre les recommandations allopathiques de votre médecin.
Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’une chose qui me touche depuis maintenant 5 ans, la candidose chronique.
Qu’est ce que la candidose ?
La candidose est une infection causée par des champignons appartenant au genre Candida.
Il existe plus de 35 espèces de Candida, mais c’est le Candida Albicans qui est le plus souvent à l’origine de la candidose.
Ne vous méprenez pas car ce champignon, de type levure, fait naturellement partie de votre microbiote intestinal.
Seule une présence en excès peut poser problème et créer ce qu’on appel une « dysbiose fongique ».
Cette dysbiose s’installe durablement et a pour effet de rendre la paroi intestinale plus perméable. Cela a pour conséquence une libération prolongée du candida albicans dans l’organisme, ce qui implique une très forte libération de toxines qui sont capables de nuire dès lors au bon fonctionnement du système immunitaire et nerveux.
Pour ma part, pour l’avoir vécu, je pense que c’est une histoire de terrain avant tout car tout le monde n’est pas sujet à ce genre de déséquilibre car c’est de cela qu’il s’agit avant tout !
Un terrain nerveux et anxieux avec des mauvaises habitudes alimentaires joue un rôle fondamental dans l’hygiène de vie. Très rapidement on peut basculer en acidose ! Vous allez me demander qu’est-ce que l’acidose ?
Sachez que lorsque le corps reçoit et produit plus de déchets acides qu’il ne peut en éliminer, l’équilibre acido-basique est rompu. L’organisme va alors puiser dans ses réserves des molécules neutralisantes ou stocker dans le tissu conjonctif les acides en excès. Années après années, l’accumulation de ces déchets peut entraîner une acidose métabolique latente (AML), constituant un terrain propice à l’apparition de nombreux désagréments.
La candidose peut être du à un déséquilibre acido-basique qui va dès lors favoriser un déséquilibre du microbiote intestinal entraînant ainsi la prolifération du candida albican. Vous l’aurez compris nous sommes face à un véritable cercle vicieux où sans aide il est difficile de s’en sortir.
La candidose : les désagréments observés?
Les champignons produisent des agents chimiques toxiques qui sont responsables des symptômes très variés que l’on retrouve en cas de candidose chronique.
    • Système nerveux et psychisme : fatigue chronique (pierre angulaire de la dysbiose fongique), dépression, humeur fluctuante, palpitations, perte de mémoire, céphalées répétées, insomnie, narcolepsie…
    • Système immunitaire : développement ou aggravation d’allergies alimentaires et environnementales, aggravation d’un asthme déjà existant, infections répétées des muqueuses…
    • Mais aussi : alternance diarrhée/constipation, démangeaisons rectales, éruptions cutanées, candidoses vulvovaginales, hypoglycémie, attirance pour les sucres, prise de poids, épaisse couche blanchâtre sur la langue…
Vous êtes perdus? Je l’étais aussi ! Comment un champignon peut-il créer autant de désordre ?
Quelles sont les facteurs de risque de la candidose ?
    • Une alimentation déséquilibrée : trop de sucres rapide, d’hydrates de carbone, d’aliments raffinés à fort index glycémique, un manque de fibre, de protéines et de bons acides gras, la présence d’additifs alimentaires type colorants et conservateurs…
    • Une déficience digestive en amylases, une irritation de la muqueuse intestinale, des intolérances alimentaires non traitées, une parasitose cachée…
    • Au niveau immunitaire : une faible réponse de type Th1, une diminution des IgA sécrétoires
    • Un stress chronique
    • Une intoxication aux métaux lourds notamment le mercure, une MCS soit une hypersensibilité chimique multiple, antibiothérapie répétées
Où et comment se faire tester ?
Tous les laboratoires d’analyses sanguins peuvent effectuer le test de la candidose.
Il existe également le Salivotest que l’on peut effectuer soi même. C’est un excellent moyen de vérifier et d’évaluer la santé intestinale. Ceci s’explique par le fait que les mucosités salivaires sont le reflet de l’état gastro-intestinal, de la bouche au rectum. Il est important de le pratiquer au moins 3 heures après votre repas ou une prise de médicament afin de ne pas fausser les résultats.
Il s’agit en fait d’examiner un peu de salive en la mettant sur de l’eau distillée située au centre d’un verre. En cas de déséquilibre de la flore intestinale, des bulles assez grosses se présentent au milieu de bulles normales et l’eau pourrait présenter un léger trouble. La présence de champignons pathogènes est également facile à détecter grâce à un tel test. Si l’on voit des filaments visqueux descendre au fond du verre, souvent en tournoyant, le test de candidose est bel et bien positif. Si on observe des filaments épais, ayant de minuscules points blancs à l’extrémité et descendant rapidement au fond du verre, on peut en déduire la présence de parasites : plus la contamination est grande, plus la descente est rapide.
Nutrithérapie, quelle alimentation adopter ?
 En ce qui me concerne, je trouve que c’est l’étape la plus difficile car elle demande une totale remise en question de nos habitudes alimentaires. Cependant cette phase est obligatoire si l’on souhaite stopper la prolifération du candida albicans.
D’une manière générale, il convient de retirer tous les sucres rapides de votre alimentation tels que le saccharose, glucose, maltose, lactose mais aussi dans un premier temps le miel, le sirop d’érable, les jus de fruits frais. Les pommes de terre sont à consommer avec modération et on retire les levures présentes par exemple dans le pain, les bières…Etc.
Comme il y a fréquemment interférence entre intolérances alimentaires et dysbiose fongique, il peut être pertinent de limiter le gluten (blé, avoine, orge, seigle) de son alimentation.
On proscrit également les produits laitiers animaliers et les fromages moisis (à croute fleurie et les bleus). On privilégie donc une alimentation riche en ail, oignons, échalotes et en crucifères (tous types de choux) et en huile d’olive. Consommer de la poudre de noix de coco riche en acide caprylique et boire des infusions de romarin, fenouil et gentiane. Vous pouvez miser sur le riz, le sarrasin, le quinoa, le véritable petit épeautre, le lait de riz et d’amande, les purées d’amandes et de sésame, les œufs, les volailles, les poissons frais, les algues, l’ail, les aromates, le curcuma, les légumineuses et les légumes (sauf ceux trop sucrés), fruits (1 seul par jour).
Ce régime peut paraître très strict mais il pourra toutefois être assoupli petit à petit une fois que les symptômes disparaîtront sans pour autant retomber dans vos travers antérieurs.
Pour ma part les premières semaines de régime anti-candida ont été terrible, de très forte nausées accompagnées d’une très grande fatigue pendant au moins deux semaines. Après cette première étape, j’ai senti peu à peu l’énergie revenir et les douleurs s’estomper. Le plus important est d’être à l’écoute de son corps et recevoir du soutien pendant ces deux premières semaines.  Sachez que si vous voulez obtenir des résultats durables dans le temps, il est primordial de rester fidèle à votre régime anti-candida et cela sur plusieurs mois. Pour ma part, je conseille minimum 6 mois selon le degré des désagréments.
Je rajoute un élément essentiel, le candida albican prolifère en terrain acide. Ce fameux terrain dont je vous parlais plus haut. Il faut savoir que nous avons tous plus ou moins un terrain acide mais celui-ci a tendance à s’acidifier si nous rencontrons par exemple des périodes de stress ou si nous n’adoptons pas une alimentation équilibrée.
Il faut donc alcaniser le terrain pour enrayer le processus.
Les informations présentes dans cet article ne se substituent en aucun cas à un traitement médical et ne dispense en aucun cas de consulter et/ou de suivre les recommandations allopathiques de votre médecin.

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