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Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’une pathologie qui me touche depuis maintenant 5 ans, la candidose chronique.
Qu’est ce que la candidose ?
La candidose est une infection causée par des champignons appartenant au genre Candida.
Il existe plus de 35 espèces de Candida, mais c’est le Candida Albicans qui est le plus souvent à l’origine de la candidose.
Ne vous méprenez pas car ce champignon, de type levure, fait naturellement partie de votre microbiote intestinal.
Seule une présence en excès peut poser problème et créer ce qu’on appel une « dysbiose fongique ».
Cette dysbiose s’installe durablement et a pour effet de rendre la paroi intestinale plus perméable. Cela a pour conséquence une libération prolongée du candida albicans dans l’organisme, ce qui implique une très forte libération de toxines qui sont capables de nuire dès lors au bon fonctionnement du système immunitaire et nerveux.
On parle souvent de pathologies en cascade car la prolifération entraîne une série de symptômes très variés.
Malgré l’étendue de cette pathologie qui est entièrement reconnue aux Etats Unis, 80 millions de cas recensés à ce jour, le corps médical Français n’a pas réellement cherché de protocole spécifique à cette pathologie et en général, votre médecin vous proposera un antifongique ou un antibactérien. Le Daktarin, Le Pévaryl, Le Mycostr, l’Amycor, la Lamisil, c’est-à-dire les médicaments contenant de l’écolazole ou du miconazole, sont les plus fréquemment prescrits.
Sauf qu’en général, si le problème semble résolu, il réapparaît rapidement.
Vous me direz la question se pose alors sur le phénomène de répétition et de réapparition ? Quels sont les facteurs déclencheurs de la pathologie ? Sont-ils génétiques ? Générationnelles ?
Pour ma part, pour l’avoir vécu, je pense que c’est une histoire de terrain avant tout car tout le monde n’est pas sujet à ce genre de déséquilibre car c’est de cela qu’il s’agit avant tout !
Le tableau clinique peut s’établir rapidement, un terrain nerveux et anxieux avec des mauvaises habitudes alimentaires joue un rôle fondamental dans l’hygiène de vie. Très rapidement on peut basculer en acidose ! Vous allez me demander qu’est-ce que l’acidose ? Encore un terme inventé par les naturopathes ? Et bien non c’est bien réel et je vous assure que ce terrain détermine essentiellement les pathologies que nous vivons au quotidien.
Sachez que lorsque le corps reçoit et produit plus de déchets acides qu’il ne peut en éliminer, l’équilibre acido-basique est rompu. L’organisme va alors puiser dans ses réserves des molécules neutralisantes ou stocker dans le tissu conjonctif les acides en excès. Années après années, l’accumulation de ces déchets peut entraîner une acidose métabolique latente (AML), constituant un terrain propice à l’apparition de nombreuses maladies.
La candidose peut être du à un déséquilibre acido-basique qui va dès lors favoriser un déséquilibre du microbiote intestinal entraînant ainsi la prolifération du candida albican. Vous l’aurez compris nous sommes face à un véritable cercle vicieux où sans aide il est difficile de s’en sortir.
La candidose : les symptômes ?
Les champignons produisent des agents chimiques toxiques qui sont responsables des symptômes très variés que l’on retrouve en cas de candidose chronique.
  • Système nerveux et psychisme : fatigue chronique (pierre angulaire de la dysbiose fongique), dépression, humeur fluctuante, palpitations, perte de mémoire, céphalées répétées, insomnie, narcolepsie…
  • Système immunitaire : développement ou aggravation d’allergies alimentaires et environnementales, aggravation d’un asthme déjà existant, infections répétées des muqueuses…
  • Mais aussi : alternance diarrhée/constipation, démangeaisons rectales, éruptions cutanées, candidoses vulvovaginales, hypoglycémie, attirance pour les sucres, prise de poids, épaisse couche blanchâtre sur la langue…
Vous êtes perdus? Je l’étais aussi ! Comment un champignon peut-il créer autant de désordre ?
Quelles sont les facteurs de risque de la candidose ?
  • Une alimentation déséquilibrée : trop de sucres rapide, d’hydrates de carbone, d’aliments raffinés à fort index glycémique, un manque de fibre, de protéines et de bons acides gras, la présence d’additifs alimentaires type colorants et conservateurs…
  • Une déficience digestive en amylases, une irritation de la muqueuse intestinale, des intolérances alimentaires non traitées, une parasitose cachée…
  • Au niveau immunitaire : une faible réponse de type Th1, une diminution des IgA sécrétoires
  • Un stress chronique
  • Une intoxication aux métaux lourds notamment le mercure, une MCS soit une hypersensibilité chimique multiple, antibiothérapie répétées
Où et comment se faire tester ?
Tous les laboratoires d’analyses sanguins peuvent effectuer le test de la candidose.
2 types d’analyses sont conseillés :
– diagnostique mycologique : examen direct et culture de l’échantillon prélevé. Dans certaines conditions un antifongigramme est effectué ;
– diagnostique immunologique.
Il existe également le Salivotest que l’on peut effectuer soi même. C’est un excellent moyen de vérifier et d’évaluer la santé intestinale. Ceci s’explique par le fait que les mucosités salivaires sont le reflet de l’état gastro-intestinal, de la bouche au rectum. Il est important de le pratiquer au moins 3 heures après votre repas ou une prise de médicament afin de ne pas fausser les résultats.
Il s’agit en fait d’examiner un peu de salive en la mettant sur de l’eau distillée située au centre d’un verre. En cas de déséquilibre de la flore intestinale, des bulles assez grosses se présentent au milieu de bulles normales et l’eau pourrait présenter un léger trouble. La présence de champignons pathogènes est également facile à détecter grâce à un tel test. Si l’on voit des filaments visqueux descendre au fond du verre, souvent en tournoyant, le test de candidose est bel et bien positif. Si on observe des filaments épais, ayant de minuscules points blancs à l’extrémité et descendant rapidement au fond du verre, on peut en déduire la présence de parasites : plus la contamination est grande, plus la descente est rapide.
Nutrithérapie, quelle alimentation adopter ?
 En ce qui me concerne, je trouve que c’est l’étape la plus difficile car elle demande une totale remise en question de nos habitudes alimentaires. Cependant cette phase est obligatoire si l’on souhaite stopper la prolifération du candida albicans.
D’une manière générale, il convient de retirer tous les sucres rapides de votre alimentation tels que le saccharose, glucose, maltose, lactose mais aussi dans un premier temps le miel, le sirop d’érable, les jus de fruits frais. Les pommes de terre sont à consommer avec modération et on retire les levures présentes par exemple dans le pain, les bières…Etc.
Comme il y a fréquemment interférence entre intolérances alimentaires et dysbiose fongique, il peut être pertinent de limiter le gluten (blé, avoine, orge, seigle) de son alimentation. On proscrit également les produits laitiers animaliers et les fromages moisis (à croute fleurie et les bleus). On privilégie donc une alimentation riche en ail, oignons, échalotes et en crucifères (tous types de choux) et en huile d’olive. Consommer de la poudre de noix de coco riche en acide caprylique et boire des infusions de romarin, fenouil et gentiane. Vous pouvez miser sur le riz, le sarrasin, le quinoa, le véritable petit épeautre, le lait de riz et d’amande, les purées d’amandes et de sésame, les œufs, les volailles, les poissons frais, les algues, l’ail, les aromates, le curcuma, les légumineuses et les légumes (sauf ceux trop sucrés), fruits (1 seul par jour).
Ce régime peut paraître très strict mais il pourra toutefois être assoupli petit à petit une fois que les symptômes disparaîtront sans pour autant retomber dans vos travers antérieurs.
Pour ma part les premières semaines de régime anti-candida ont été terrible, de très forte nausées accompagnées d’une très grande fatigue pendant au moins deux semaines. Après cette première étape, j’ai senti peu à peu l’énergie revenir et les douleurs s’estomper. Le plus important est d’être à l’écoute de son corps et recevoir du soutien pendant ces deux premières semaines. Il existe aujourd’hui de plus en plus d’alternative au sucré, il faut juste bien se renseigner auparavant et s’aider via un traitement naturel en consultant un Naturopathe. Sachez que si vous voulez obtenir des résultats durables dans le temps, il est primordial de rester fidèle à votre régime anti-candida et cela sur plusieurs mois. Pour ma part, je conseille minimum 6 mois selon le degré de la pathologie.
Je rajoute un élément essentiel, le candida albican prolifère en terrain acide. Ce fameux terrain dont je vous parlais plus haut. Il faut savoir que nous avons tous plus ou moins un terrain acide mais celui-ci a tendance à s’acidifier si nous rencontrons par exemple des périodes de stress ou si nous n’adoptons pas une alimentation équilibrée.
Il faut donc alcaniser le terrain pour enrayer le processus.
La supplémentation anti candida :
La nutrithérapie anti-candida étant vraiment difficile à suivre au quotidien, il est primordial d’avoir une bonne supplémentation de purification.
Comme c’est à partir de l’intestin que la candidose se développe et se propage, c’est donc à ce niveau que l’on doit agir prioritairement.
Phase 1 : Diminuer le candida Albicans
>> Dysbios’Aroma, Salvia Nutrition :
Ø Programme d’attaque : 6 capsules par jour, réparties avant les repas ; 120 capsules = 20 jours
Ø Programme d’entretien : 2 capsules par jour, réparties avant les repas. 120 capsules = 2 mois
Précaution(s) : déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes.
Phase 2 : Traiter la perméabilité intestinale
En phase d’attaque sur 60 jours minimum, au choix :
  • Thérascience perméa plus orange : le soir de préférence avant le coucher, 1ère boite prise journalière, 2ème boite prise 1 jour sur 2
  • Pilèje : Perméaline (avec candisis)
  • Nutergia : Ergyprotect (avec ergyphilus)
  • Bionutrics Ultradyn : 1 sachet par jour ou 1/2 mesurette par jour dans de l’eau à jeun sur 2 jours et augmenter petit à petit jusqu’à 2 mesurettes par jour à jeun sur 2 mois.
  • Si la candidose est trop importante, on peut envisager après la phase 2 une cure de glutamine sur 4 mois
  • Be-Life : L-Glutamine 1 gélule par jour à jeun
Il existe également des plantes efficaces pour aider la cicatrisation de la paroi intestinale :
  • Aloé Véra 1 bouchon matin et soir (suivant distributeur)
  • Acore odorant : racine, faire macérer toute la nuit une cuillère à café dans un grand bol d’eau froide, quelques gorgées avant et après chaque repas (6 fois par jour)
  •  Mélange Achillé/Ortie/Souci : infusion d’une pincée du mélange dans ½ verre d’eau chaude sur 2 minutes, boire tiède une tasse vers 10 h et une vers 16h
  • Argile verte surfine ou ultraventilée : 1cc dans un verre d’eau laisser reposer la nuit, boire à jeun le matin l’eau argileuse sans avaler le dépôt dans le fond du verre.
  • Psyllium : 1 cc dans un verre d’eau en fin de repas à boire rapidement avant le gonflement des granules.
  • Infusion de racine de chicorée au petit déjeuner et après les repas.
Phase 3 : Rééquilibrer la flore intestinale et entretien
Repeupler la flore intestinale avec une boite de Be-Munitas (Be-Life) : 1 gélule par jour a distance des repas le soir avant le coucher sur 1 mois soit une boite
On ajoute pour l’entretien:
  • Imubiol (Be-Life) : 1 gélule par jour a jeun le matin sur 3 mois soit 3 boites
  • Enzymes: CO-Q10 magnum 1 gélule par jour sur 2 mois. La coenzyme Q10 est l’antioxydant le plus utilisé et important (avec le zinc présent dans Immubiol ) pour les cellules du tractus digestif. Intéressant donc pour neutraliser les processus oxydatifs à l’origine de la perméabilité intestinale
  • Acidose : Citrate de Magnésium, de Calcium et de Potassium. Le Citrate étant la forme la plus efficace pour alcaliniser l’organisme. Pileje enabiane : 1 stick par jour sur 3 mois. (formule la moins chère)
  • Vitamines : NaturD gouttes 2 par jour ou NaturD 800 une capsule par jour la vitamine D étant indispensable pour rééquilibrer les troubles immunitaires

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives ou votre généraliste.

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